24 décembre 2005

Certaines familles ont pour but d'avarier et de rendre infirmes

Certaines familles ont pour but d'avarier et de rendre infirmes tout ou partie de leurs membres, le plus souvent les enfants. 
Les
différents types en sont très inégalement étudiés par les cliniciens,
en raison de biais sociaux, de biais politiques, de biais doctrinaires,
et enfin de biais d'adressage.

Les
familles à interactions schizophréniques, qui à force de brouiller et
de dénier chaque position de chacun, produisent des schizophrènes,
parfois dès l'enfance, mais le plus souvent à l'impossible passage au
statut d'adulte, sont actuellement les plus riches en études. Un
pionnier fut Theodore Lidz, qui a publié "Le schizophrène et sa
famille" en 1973 (1972 en revue), Navarin Editeur. Il mit en évidence
que les relations maritales sont sévèrement perturbées et en conflit
camouflé, et en dégagea deux types principaux, selon le mode de
conflit, et selon leurs résultats : Les familles biaisées (produisent
de préférence des garçons schizophrènes), et les familles schismatiques (produisent de préférence des filles schizophrènes).

Plus
tôt encore, en 1966, Murray Bowen mit en évidence une masse
indifférenciée de l'Ego familial, état global de dépendance qui dénie
l'individualité de chacun, les besoins particuliers et les demandes
individuelles de chacun.

Dans
le contexte bien particulier de l'Italie, avec un héritage de
traditions rurales de familles très soudées et de traditions fermées,
les "écoles" de thérapie famililale milanaises et romaines, ont mis en
évidence des jeux de "pat" (aux échecs, quand le roi ne peut
plus bouger sans être pris, la partie est nulle, sans vainqueur) dans
les familles qui produisent un enfant ou un adolescent schizophrène :
ne jamais pouvoir gagner la lutte pour le pouvoir, mais faire juste le
mouvement qui annule la victoire de l'autre. Le désastre est total
quand un des parents recrute un des enfants dans une coalition
transgénérationnelle contre l'autre parent.
Moins fréquents sont les
recrutements par un grand-parent, contre un parent ou les deux parents.
L'enfant s'engage dans ce pacte dans l'espoir qu'on fasse attention à
lui, et est invariablement trahi : il n'était qu'un instrument dans la
guerre familiale sans fin.

Très
différentes, et très peu étudiées jusque récemment, sont les familles
organisées pour produire des dépressifs majeurs, et moins grave, des
disthymiques. D'ailleurs l'industrie pharmaceutique est très opposée à
ce qu'on mette en évidence les procédés de fabrication des dépressifs :
en effet, elle fait des bénéfices fabuleux sur le marché des
antidépresseurs ; ses lobbies sont assez puissants pour que la
nosographie psychiatrique soit de plus en plus dominée par son
marketing : reçoit telle étiquette psychiatrique qui réagit à telle
molécule, qu'elle fabrique.
Les carrières de beaucoup de
chercheurs dépendent des financements accordés par l'industrie
pharmaceutique au mieux de ses intérêts.


Les auteurs à consulter sont Campo et  Linares. Selon leur
description, là, le couple marital estrelativement uni. Au sens de "uni contre"
: il ne laisse jamais de place aux besoins affectifs de l'enfant.
L'enfant est de trop, il est rejeté en marge, et est dressé à être
constamment dévoué au parent le plus demandant, ou à sa fratrie. Il se
dévoue sans compter, dans l'espoir que sa demande d'amour parental sera
satisfaite un jour. Dans l'intervalle qui le sépare de cette lointaine
et mythique  résurrection des morts, il bute sur une obstruction
systématique à tout ce qui est expression de ses besoins, de son
resenti, de ses perceptions. C'est donc pour le restant de ses jours une bonne poire
facile à exploiter. Y compris dans son ménage... Il attend toujours que
Saint-Nicolas le sorte du saloir où il est coupé en morceaux, pour la
consommation.

L'épisode
dépressif majeur survient quand cet enfant dressé à toujours donner
sans recevoir, et sans jamais avoir le droit d'exister pour lui-même,
prend conscience, non, prend pré-conscience que cet amour parental
qu'il a acheté toute sa vie au prix d'un dévouement incessant, il ne
l'obtiendra jamais.

Un
dépressif majeur reste généralement en couple stable. Il/elle a
tellement d'attentes affectives à combler, et il/elle est tellement
rempli(e) d'espoirs !

Les
thérapeutes qui traitent la famille entière remarquent bientôt que
l'interaction maritale et familiale est sur le mode complémentaire. Le
conjoint joue le rôle du personnage fort, qui "n'a pas de problèmes",
et qui s'assure constamment que le dépressif reste bien tout au fond de
sa position basse, si chouette à exploiter. Dès que le dépressif sort
de son gouffre de désespoir au long cours, et commence à s'affirmer, à
exprimer ses besoins propres, la réaction devient violente pour le
disqualifier et le faire replonger... Voir par exemple les tirs
d'invectives et de malédictions de Madame Mère et de Madame Soeur,
quand je leur demande de mettre fin à leur complaisance envers la
criminalité organisée, fil http://www.forumsospapa.org/phpBB2/viewtopic.php?t=804.

J'ai
énuméré là deux types de familles stables, au dysfonctionnement stable,
et qui toutes deux produisent des dysfonctionnements hypofrontaux sur
leur descendance. L'enfant sans espoir et sans avenir renonce à développer normalement son cortex frontal, et s'en tient à la survie à brève échéance, sans possibilité d'organiser son avenir.

Dans
la littérature psychiatrique et encore plus dans la littérature de
neurosciences, neuro-endocrinologie et psychopharmacologie, ces deux
groupes d'affections hypofrontales sont colossalement sur-représentées.
En
effet, ce sont des gens très faciles à capturer, à enfermer, et à
passer dans le scanner. Enfin, du moins tant qu'il n'ont encore réussi
encore aucun suicide, car ils fournissent le gros du contingent des
suicides.

Avec
des parents chaotiques, le développement du bébé est perturbé beaucoup
plus tôt, et le produit est généralement des personnalités " borderline",
ou en français "état-limite" (pas vraiment psychotique). Plusieurs cas
de ce genre ont été décrits au fil des mois sur ces deux forums
(Paternet et SOS_Papa_et_maman), par exemple par "Musique" au fil  http://www.forumsospapa.org/phpBB2/viewtopic.php?t=786. Les études cliniques sont de volume modeste. La littérature neurologique brille par son absence. Mais des borderline,
les éducateurs spécialisés en ont beaucoup sur les bras... Ce sont des
gens dont les bases mêmes du psychisme humain, n'ont jamais pu
s'établir. Ils sont astables. Leur vie sexuelle est un vagabondage, et
comme parents, ils sont chaotiques à leur tour, irresponsables et
infantiles à vie.

Donnent
aussi lieu à des divorces fort pénibles, et interminablement
conflictuels, les personnalités hystériques, ou plus généralement dit,
histrioniques. L'hystérique est perpétuellement en insécurité envers
son identité sexuée, et sous la pression "il faut que je sois hyperséduisante pour garder papa sous mon charme, et le garder pour moi toute seule".
La
variante masculine existe aussi, moins fréquente, et moins fréquemment
dans la variante d'hypersexualité extériorisée, plus souvent dans la
variante de séduction par le sadisme, c'est à dire la variante
histrionique pervers. L'hystérique cherche constamment à vous réduire à
votre seul sexe, et ne sait rien d'autre de vous. Ce sont de grandes
pourvoyeuses du syndrome d'aliénation parentale : ne pouvant plus vous
tenir par les couilles, il faut qu'elles se saisissent des enfants,
pour avoir encore et toujours quelqu'un à instrumentaliser.
Elles
changent donc de variante stratégique, versant du côté sadisme et
perversité. La variante masculine était très présente à l'émission "Ça se discute" du 25 mai 2005, par ses effets : l'aliénation parentale des enfants. L'hystérie est considérée comme une névrose, et non comme une psychose. Là encore, désertion des neurosciences, absentes de leur poste.
Par
ailleurs, l'hystérie, l'histrionisme en général, appartient au groupe
de psychopathologies dont les symptômes sont extrêmement sociaux et
culturels, constamment calculés et négociés avec les partenaires,
intervenants, psychiatres, copines, presse, idéologies du jour,
religions, etc.
Nous constatons ainsi qu'aussi bien le dépressif que l'histrionique,
aussi bien sous la variante hystérique que sous la variante perverse sont tous trois façonnés par un racket parental :

- le futur histrionique pervers est pris dans le racket "Si tu ne m'aides pas à maltraiter l'autre, je te maltraiterai à ton tour !".

- La future hystérique est prise dans le racket "Prouve-moi que je demeure sexuellement hyperséduisant, en cherchant constamment à me séduire !".

- Le futur dépressif majeur est pris sous le racket "Sois
constamment à mon service et attentif à mes besoins, renonce à tous tes
besoins, et peut-être un jour je ferai attention à toi !
".

La
gravité du marché de dupes imposé à l'enfant peut se mesurer aux taux
de suicides. Le taux de suicides imposé aux dépressifs majeurs est
comparable aux taux observés chez les schizophrènes, et chez les
transsexuels.

Avec
son génie publicitaire des slogans simplistes pour grand public, le
gourou Arthur Janov avait écrit que pour produire un paranoïaque, il
faut et il suffit de le persécuter durant l'enfance. Etant marié depuis
trente-quatre ans à une paranoïaque, j'ai dû en apprendre bien
davantage, et que ce n'est pas si simple... Les détails sur mon site.
Les
paranoïaques et les pervers narcissiques - ces experts du harcèlement
moral décrit par Marie-France Irigoyen - sont des psychotiques
hyperfrontaux, qui ne décompensent presque jamais avant l'approche de
la mort. Ils se maintiennent en hypervigilance, toujours à combiner des
plans pour nuire, pour accaparer encore plus de biens, encore plus de
pouvoir. Ils ne se laissent pratiquement jamais capturer. Par
conséquent, le DSM ne consacre que 4 pages à la paranoïa,
et ne
soupçonne absolument rien des pervers narcissiques, ni des avaricieux.
Zéro études de neurosciences sur ces psychotiques-là. Zéro ! Les
pervers narcissiques sont toujours d'excellents tacticiens du pouvoir.

Ceux-là
commencent l'aliénation parentale de vos enfants plusieurs années avant
la séparation du couple. Ils ont besoin des enfants comme engins pour
vous nuire, du début à la fin de l'année.


encore, le plus gros des dégâts de ce conflit conjugal permanent
(jusqu'à destruction ou élimination du bouc émissaire), est produit sur
les enfants. Hélène Palma et Martin Dufresne, deux idéologues
particulièrement fanatiques de la guerre sexiste dont vous verrez des
écrits à l'adresse http://deonto-famille.info/index.php?topic=25,
en sont des exemples publics particulièrement éloquents. Dans ce genre
de paranoïa par délégation, l'enfant apprend à s'identifier constamment
à l'agresseur, et à agresser préventivement, de peur de se trouver dans la situation du parent vaincu.

L'enfant
ainsi recruté comme maltraiteur du parent le moins dangereux, le plus
inoffensif - par exemple parce qu'il est dans un schéma de vie de
dépressif - récolte les bénéfices suivants : - il reçoit des
récompenses matérielles, des parts de butin,
- il bénéficie de coalitions du parent aliéneur contre ses camarades et contre ses professeurs.
- il prend l'habitude d'être en position haute, et de vaincre facilement son prochain,
- il apprend à reconnaître les boucs émissaires faciles, sur qui il pourra à son tour pratiquer les pires harcèlements.
En contrepartie, il paie le prix suivant :
-
Il ne peut compter sur personne, ni sur le parent chef de harcèlement,
dont il connaît la fourberie et le narcissisme égocentrique, ni sur le
parent harcelé, dont il redoute des représailles bien méritées.
- Il
ignore tout de la position dépressive (au sens de Winnicott :
reconnaître qu'on n'est pas tout-puissant), et ne dispose d'aucune de
ses ressources ; sa créativité en est amputée d'autant.
- Puisque
ce sont ses enseignants qui ont tous les torts et tous les défauts, pas
de raison de s'amender, il suffit d'accuser, puis de frauder... Il
s'entraîne à vivre dans la supercherie, puis dans l'anxiété d'être
démasqué.
- Sa représentation des sentiments et du psychisme de
l'autre est calquée sur celle du parent harceleur, donc inapte à toutes
autres interactions humaines. Notamment inapte à fonder plus tard une
famille épanouie, totalement inapte à rendre un conjoint heureux et
épanoui.

Quiconque
connaît les féministes victimaires qui nous entourent et qui nous
accablent de leurs calomnies industrialisées, peut constater qu'elles
appartiennent le plus souvent à ce groupe d'ex-enfants aliénés
parentaux. On n'y rencontre qu'une minorité ténue d'authentiques
maltraitées, qui aient des justifications authentiques à leur paranoïa
collectivisée en Sororité.
Ces psychotiques en
collectivité adaptent constamment leurs symptômes en fonction des
retours sociaux. Celui qui miserait sur l'industrie pharmaceutique pour
apporter la moindre solution, et négligerait l'investigation
psychosociale, et les moyens d'interventions politiques et juridiques
serait condamné à l'impuissance totale. C'est d'abord la guerre sexiste
qu'il faut mettre hors la loi, et faire appliquer les lois.
Actuellement,
la puissance politique et économique de ce parti de la guerre sexiste
repose largement sur les corruptions en sa faveur, qui rendent nulles
de nombreuses parties du Nouveau Code Pénal, assurent l'impunité de ses
campagnes de calomnies de l'autre sexe. Par exemple l'article 441-7 et
l'article 227-5 NCP sont lettres mortes. Les pervers narcissiques et de
nombreux paranoïaques sont d'excellents tacticiens du pouvoir.

L'amok
a régressé sensiblement en Malaisie, à partir du moment où les
britanniques ont pendu sans circonstances atténuantes, les meurtriers
qui se justifiaient d'une crise d'amok. Quand la guerre sexiste sera
hors la loi et réprimée, et non plus encouragée, ses crimes
régresseront enfin. Pour le moment, cette criminalité organisée détient
une large part de l'appareil judiciaire, qui est sa forteresse, pour
longtemps encore.

Il
manque à ce panorama des familles en maladie mentale familiale, les
familles d'anorexiques. Et pourtant cette aliénation est parentale
aussi, mais elle n'est pas dirigée contre l'autre parent, uniquement
contre l'épanouissement du corps sexué de la jeune fille (très rarement
du jeune hommme). Comme dans la dépression, l'enfant se fait
l'instrument de la sentence de mort partielle qui pèse sur lui, de la
part de la parenté. Le poucentage d'issues fatales dans l'anorexie
mentale reste élevé. L'entourage et les professeurs du lycée ou du
collège, n'ont rien vu venir, éblouis par la perfection scolaire
fanatique de l'anorexique.

Posté par Jacques à 14:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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